des Finances de la France. 149
pour foire fortir des efpeces malgré la loi,ayant une valeur quelconque dans l’opinion,ces rifques font proprement une additionaux frais de tranfport. Si donc, pour éviterla dépenfe ordinaire des envois d’or & d’ar-gent, on trouve fon compte à payer iozlouis , d’une lettre de change de cent gui-nées, on en payera jufques à ioj & 104,félon que l’exportation des efpeces fera plusou moins dangereufe.
On doit encore obferver , qu’à mefureque le poids des monnoies d’un pays s’af-foiblit par le tems, le change devient fuf-ceptible d’une plus grande variation : eneffet, lî le louis - d’or de France , qui aumoment de fa fabrication, étoit ( par fup-pofition ) égal à la guinée d’Angleterre , aperdu deux ou trois pour cent de fon poidsoriginaire , on comptera fur cette perte dansles calculs qui feront faits, pour connoîtrece que rapportera la vente des louis enAngleterre ; & dès-lors on préférera, dansla même proportion, les lettres de change
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