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fonds en Angleterre, ne manqueraient pasd’appercevoir qu’il leur feroit plus avanta-geux d’y faire palier des efpeces de France rpour les vendre au poids, & en convertirle produit dans la monnoie d’Angleterre ;& dès-lors, les négociateurs des lettres dechange fur Londres, feraient forcés de mo-dérer leurs prétentions.
C’eft par cette confédération que le changeentre deux places voifines, n’elluye jamaisque de très-petites variations : le commerceyeft informé, qu’avec très-peu de frais, onfait palier de l’argent effectif de l’une dansl’autre ; mais la dépenfe, ou le danger dutranfport de l’argent, formant un objet im-portant , quand il elt queftion de deux paysfort éloignés l’un de l’autre, le mouvementde leur change refpectif, fera néceffairementfufceptible d’un plus grand écart. Enfin £quand le Royaume qui doit à un autres’oppofe à l’exportatiou du numéraire, lesvariations du change peuvent être plus con-fédérales encore ; car les rifques qu’on court