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même dans les pays étrangers : cette dif-férence eft encore l’objet d’une dette an-nuelle.
Enfin, les fonds qui paffent à Malthe, &ceux que les voyageurs François dépenfenthors du Royaume, font encore un des em-plois de la créance, que le Royaume acquiertpar l'on commerce.
Je n’eilàyerai point d’évaluer féparémentles divers articles que je viens d’indiquer ;on apperçoit feulement que l’enfemble deces dettes annuelles, excède furement lesdix-huit millions de créance de commercedont nous cherchons l’ufage ; mais il fautajouter à cette derniere fomme , tout ceque les étrangers , de leur côté , doivent à laFrance pour le fonds des dépenfes qu’yfont en teins de paix, & leurs ambafta-deurs, & leurs voyageurs, & leurs hommesde mer. Cet article eft confidérable ; maisil faut obierver , qu’on doit diftraire desdépenfes des voyageurs, toute la partie desobjets de luxe, qu’ils font paiïer dans leur