140 De l’Administration
Royaume, une fournie de quarante à qua-rante-un millions.
Je fuis fur de plus, qu’avant la guerre ,on pouvoit évaluer de Luit à dix millions,les fubfides payés par la France aux puiffan-ces étrangères, les dépenlés de fes amballà-deurs, les annates dues à la Cour de Romepar les nouveaux bénéficiers, & les penfionsaccordées à des perfonnes qui vivent horsdu Royaume.
Le Gouvernement a de plus envoyé àHsle-de-France & dans l’Inde , une couplede millions d’argent effectif, chaque année ,pour payer une partie des dépenlés d’admi-niftration, dans ces colonies.
Ainfi, fur les foixante & dix millions ga-gnés par le commerce de France, voilà déjàle payement ou l’emploi de cinquante-deux.
Relie dix-huit millions, dont il faut trou-ver l’ufage ; & ici je ne puis prélenter quedes apperçus vagues.
La France d’abord, avoit à s’acquitter ,& des rentes appartenantes aux étrangers, &