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Montesquieu n’a vula monarchie que teilequ’elle existait en France et dans presque tousles aulres elats dcl’Europe, au moment ouil ecrivait. II a vu dans le prince un clief quijouissail d’une autorite presque sans bornes \qui rendait des ordonnances lenant lieu delois j qui nommail etrevoquait des ministres,exerapts, vis-a-vis de La nalion, de tonte res-ponsabilite; qui commandait les armees , quidisposait arbitraireraent desplaees, des lion-neurs et des tresors de l’etat; et qui jouissaitexclusivem ent de la liberle de la presse.
C’est pour arreter les exces auxquels untel clief aurait puse porter, qu’il a dit qu’uuenoblesse, un elerge et des villes privilegieselaient necessaires. Äbolissez, dansnne mo-narchie, dil-il, les prerogatives des Sei-gneurs, du elerge, dela noblesse et des villes,vous aurezbienlotun elatpopulaire, ou bienun ctat despolique (i). Mais qu’est-ce queMontesquieu entend par la noblesse r En—tend-il parier d’une espece d’hommes d’une
\ i ; Esprit des lois , liv. z , ch. /j- — Par etat po-pisiaire, Montesquieu entend une monarchie consti-Uitionneile , teile que la monarchie angiaise.