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lois, puisque, par le fait, les lois ne lni ontconfere aucune autorile. La seule cliose quenous avons ä exaininer est de savou’ si, endefinitive, il est utile au bien public qu’ilssoient mainlenus ou declarcs nuls.
Considere sous ce poinl de vue, il est in-contestable que le decret du ioa\riI, quiabolit la noblesse et les titres feodaux, nedoive elre maintenu. 11 est meine a desirerque les disposilions qu’il reuferme soientetendues , et que les titres de prince , deduc, de comte et de baron , soient suppri-mes, conime se rattacliant a la noblesse et äla ieodalile.
Montesquieu a regarde la noblesse commeune Institution necessaire au mainlien de lamonarebie j mais pour ne pas faire une fausseapplication des principes qu’il a professes, ilfaut examiner quel est le genre de monar-ebie et de noblesse dont il a enlendu parier.Car, si la nature des institutions dont il s’aeitdans ses ouvrages, est differente des inslitu-lions que nous voulons elablir, il serait ab-surde d’appliqner ä celles-ci des principesqui nq sont elablis que pour celles-lä.