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il faut avouer une cliose, c’est qu’il nepeut guere cxister de gouvernement donll’o-rigine soit pai faiment pure, et ne puisse, sousaucun rapport , donner ä gloser. Aussig dequelque maniere qu’nn gonvernementsesoitetabli, celni qui 1 ui succede aurait toujoursfort mauvaise gräce de lui reproclierle vicede son inslitulion, et de vouloir en conse-quence declarer nul tout ce qn’il a fall. Ceiaserait d’autanl plus repreliensiblc que, pourpcu qu’un gouvernement ail dure, il csl im-possiljle qu’un assez giand nondne de ei—toyens ne l’aieut pas servi; qu’un liien plusgrand nombre n’ait pas volonlairement obeia ses ordres; et qu’on ne peut annulier cequ’il a fait saus accuser une parlie de la na-lion de läcbete, et le resle de felonie, cequi est une impertinence dans la bouclie de<piel gouvernement que ce soit.
On attacbe beaucoup trop il’importance äccrlainsprincipesmis en henneur par nosgou-vernemens revolutionnaires. Le point capilalpour quelques liommes 11’est pas precisementqu’un gouvernement soit conslitue de ma-iiiere a garanlir a cliaque citoyen la sürete