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peut donner a des locutions qu’on a pu choi-sir ä son gre.
«Si la personne des rois est justement sa-cree, dit M. Ca mol , lern* parole ne Testpas moins, et doit se montier pure de tontsubteifnge. £st-ce lä celte loyaiile qu’on seplut tonjours ä regarder cornme le plus nobleapanage du sang des Bourbons ? Csi-il de ladignile du prince, dit M. Carnot a la fm deson memoire, de cbicaner sur quelques ex-pressions obscures de Ja cbarle conslitmion-nelle, commc s’il elait deja auregret de nousl’avoir donnee? et, dans le cas d’un doute,ces expressions, qni sont de lui, ne doivenl-elles pas tonjours etre inlerprelecs de la ma-niere la plus liberale? Un roi ne doit-il pasaller au-delä , plulöt que de restcr en decade ce qu’il a promis? et scs ministres ne de-vraicnt-ils pas lui rappeier sans cessc ce pas-sage sublime de la proclamalion de son ai’culHenri JY , n’etant encore que roi de Na-varre : Qui peut dire au roi de Navarre,(ju’iL ait jamais rnanque ä sa parole. »
Ces sentimens sont ceux nui constituentla vraie gloire d’un monarque, en meine