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sion. Mon eoeur medit que Ja libertc estpos-
sihie, C]<ie le legirne en est facile et plus
stähle qu’aucun gouvernement arbilraire,
qu’aacune Oligarchie. »
II est agrealde de se reposcr sur de telles
paroies: ce sont, ä la verile , les dernicrsac-
cens de la hberle expirante, dans ce grarid
pays, qui a prodigue taut de sacrifices pour
son indepeudance , et qui est encore si loin
de ce qu’il a paye par laut de sang.
Qtiand ce tribuna) lut suppriine en 180G,
M. Carnoi lentra de reclief dans la vie pri-
\ee , et n’eut plus aucuue correspondauce
avee la nouvelle dynastie II demeuia dans
une retrabe absolue, au milieu de sa famille
et de sei livres, et voyant de tems ä aulre
seuiement quelques savans qui cherchaient
ä se ronsoler des desagrentens et des dis-
grates qu’on epronve a la cour, en cultivant
sa soeiete. Sa solitude ainsi embelhe par la
euhure des leltres , ne tin plus lioublee par
les nr n'-ues el les agilalious d’uu niecoulen-o o
leme.a conlinuel I! tinl reli^ieusement sa
o
parole, de ne rien eutrc^rendre conlre legouvernement, quoiqu’il le desaprouvat