rendu encore la chambre des pairs ä peu presinulile.
II ne s’est pas borne lä ; craignant de ren-contrer dans cetle chambre une resislancequi aurait contrarie ses vues , il lui a en-leve les proprietes qui assuraienl son inde-pendance, et il a voulu que la paiiie ne fütliereditaire dans cliaque famille, que lors-qu’il l’aurait lui-memc ainsi decide. Par ceinoyen, il n’a rencontre d’opposilion que dansle petit notnbre d’hommes conrageux et de-sinteresses qm onl consenti a sacrifier les fa-veurs de la cour et l’clevalion de leur familleau salut de l’etat et au mainlien de ses loisfondamentales. La resistance de ce nombrea cte trop faible ; et c’est pour avoir vouluexercer la dangereuse prerogalive de propo-ser direciemenl les lois, ou pour avoir con-serve sur les deux chambres une influencequi esl toujours inulile quand les minislresn’ont que de bonnes vues, que le gouverne-ment s’est perdu.
Pour qu’une chambre des pairs fut reel-lemenl utile, il fallait donc que l’inilialivedes lois ne fut pas exercee directement par le