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sent qu’il s’agit beaucoup moins ici de ladifference de la forme que de Ia conformiledu fond 3 or, il est evident que ces projelsont, au fond, le meine objet que ees ordon-nances 3 qu’ils sont destines ä les remplacer,et qu’ils consacrent verilablement des abusd’auloritc. Mais ne vaut-il pas mieux lega-liser les actes arbilraires, que si I’on conti-nuait a les execuler sans qu’ils eussent forcede loi? Sans doute cela vaux mieux; maiscequi vaudrait beaucoup mieux encore, ce se-rait qu’on se füt abslenu de les faire , et qu’äl’avenir les minislres ne fussent pas si lesles äprendre le devant. Leurs excellences ontl’air de dire : « Commencons par faire les or-»donnances dont nous avons besoin ; si eilesexcilent des reclamalions trop vives, ou quenoussentions le besoin de leur donner plusd’autorite pour rendre leur execution plusfacile, nous en ferons faire des Jois. Labonne harmonie que les chambres desirentenlrelenir entre elles et le roi, nous assurequ’elles seront toujours disposees ä nous se-conderdansle bien que nous nousproposonsCenseur. TOME u. 2a