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sure ■ car ce moyen etait süffisant pour fairetaire toutes les erreurs et toutes les veritesdont on redoutait la publica tion.On auraitdonc laisse ä cbacun la faculte d’etablir desjournaux, ä la charge de les soumettre a lacensure prealable et arbitraire , et l’on seserait sur-tout abstenu de depouiller de leurpropriete les personnes qui en avaient dejaetabli depuis long-temps.
Mais le molif reel pour lequel on voulaitaneantir la liberte de la presse etait moinsd’empecher la publication des principes sedi-tieux, que de propager librement lesmaximesde la servilude. 11 ne suffisait donc pas d’obli-ger les journalistes a se taire en soumetlantleurs ecrils ä une censure prealable et arbi-traire des agens du gouvernement, il fallaitencore les obliger ä parier au gre de leursexcellences; et pour cela il etait necessairede meltre les journaux hors de la loi, et dedonner aux ministres le droit de les aneantirarbilrairement.
M. de Montesquiou a donc insere dansle projet de loi un article portant que lesjournaux et ecrils periodiques ne pourraient