porlaient a la lyrannie, se manifestait sur-tout dans les discours de leurs philosophes.Lapire des betes sauvages, dit Bias,c’eslletyran ; et des privees, c’est le flatteur. Ondemande a Thaies ce qu’il a vu de plus ex-traordinaire dansseslongsvoyages ; il repondque c’est un vieux tyran. Denis demande äAntiphon quel est le mjeilleur cuivre connu;c’est celui, dit le philosophe, dontonafondules stalues d’IIarmodius et d’Arislogiton.Enfin les Grecs s’elaient fait un tel Systemede philosophie sur la nature de Thomme ,queceluiqui en admettait les principes etaitoblige d’en lirer la consequence qu’un tyrann’etait qn’une bete stupide ou feroce (t).
Trier un tyran n’etait donc pas seulementune aclion licile chez eux ; c’etait une ac-tion glorieuse , qui n’etait reservee qu’auxgrandes ames. Les Romains partageaient acet egard loutes les opinions des peuples dela Grece; et, dcpuis J. Brutus, quicondamnasesenfansäla morl pour avoir voulu replacerles Tarquins sur le tröne, jusqu’ä M. Brutus,
( i ) C’est en elfet la consdquence qu’en tiraitPlaton : De republiccL , vel de justo , Hb. 9.