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qui ont prononce sa condamnalion. On ap-prouvera sans doute M. Carnot d’avoir gardele silcnce sur tous les fails qui furent im-putes ä Louis XVI; on se plait generalementä croire aujourd’lmi que ce prince etait inno-cent; et, quaud meine il eut eie coupable ,on devrait s’abstenir de demonlrer sa culpa-bilile. Mais ce qu’on ne saurait approuver ,c’est que M. Carnot ait paru croire que l’au-loriie de la Bible 011 de Ciceron pouvait jus-tifier le jugement d’un roi qui n’etait ni juifni romain.
Si M. Carnot ne s’etait adresse qu’ä destbeologiens ou ii des rlieteurs, il aurait bienfait sans doute d’invoquer de scmblables au-torites, parce qu’elles sont les seules que re-connaissent les liommes de ces deux classes»'Mais s’adressant ä tous les liommes engeneral, il devait juslifier le fatal jugement,non par Tautorite de la Bible, qui ne prou-•verait rien dans cette circorislance , mais parles lois de l’eiat; ou plutot il devait ne pasaborder cette queslion, et se borner ä prou-ver que les liommes qui ayaient pris part äla revoluüon, soit pour la favoriser, soit