doute une revolution dans Ie gouvernement rparce qu’il etait impossible qu’une nationeclairee consenlit ä vivre sous des lois quine devaient leur origine qu’a la violence etä la barbnrie. Mais si tous les esprits avaientete reellement eclaires; si les classes pri-viiegiees avaient consenli ä sacrifier la partiela plusodieuse de leurs privileges ; si, aulieude vouloir avilir la nalion, et de s’opposeravec opiniälrete ä la reforme des abns , ilsavaient ete les premiers a la solliciter ; en unmot, s’ils avaient ete assez eclaires et assezde bonne foi pour diriger eux-memes lesevenemens^ et pour demander un gouver-nement sagement tempere , la revolutionn’aurait peut-etre pas coute une seule gouttede sang.
M. Carnot passe ensuite aux accusationsdirigees contre la Convention nationale; ilobserve que si ceux qui ont vote la mort daroi se sont trompes, ils sont dans le meinecas que tous les autres juges qui se trompentmais il soutient que ceux qui l’ont aban-donne nepeuvent alleguer aucune excuse enleur faveur j qu’il etait de leur devoir de lui