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2 (1815)
Entstehung
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130
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doute une revolution dans Ie gouvernement rparce quil etait impossible quune nationeclairee consenlit ä vivre sous des lois quine devaient leur origine qua la violence etä la barbnrie. Mais si tous les esprits avaientete reellement eclaires; si les classes pri-viiegiees avaient consenli ä sacrifier la partiela plusodieuse de leurs privileges ; si, aulieude vouloir avilir la nalion, et de sopposeravec opiniälrete ä la reforme des abns , ilsavaient ete les premiers a la solliciter ; en unmot, sils avaient ete assez eclaires et assezde bonne foi pour diriger eux-memes lesevenemens^ et pour demander un gouver-nement sagement tempere , la revolutionnaurait peut-etre pas coute une seule gouttede sang.

M. Carnot passe ensuite aux accusationsdirigees contre la Convention nationale; ilobserve que si ceux qui ont vote la mort daroi se sont trompes, ils sont dans le meinecas que tous les autres juges qui se trompentmais il soutient que ceux qui lont aban-donne nepeuvent alleguer aucune excuse enleur faveur j quil etait de leur devoir de lui