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fite enoncee par Mezerai, on ne doit paSse borner ä en empecher la publication : ilfaut bruler nos historiens , nos philosophes,et m£me nos orateurs sacres, car ils ont tousreconnu que nos rois n’existent que par Iavolonte des Francais, et que l’heredite elle-meme n’est qu’une loi emanee de la volontedu peuple.
« Yous ne commandez pasä des esclaves tdisait Massillon a Louis XY , vous comman-dez a une nation libre et belliqueuse , aussijalouse de sa liberte que de sa fidelite (1 );Oui, sire, c’est le choix de la nation quimit d’abord le sceptre entre les ntains de vosancelres; c’esl celle qui les eleva sur le bou-clier militaire et les proclama souverains.Leroyaume devint ensuite l’beritage de leurssuccesseurs, mais ils le durent originaire-ment au consenlement libre des sujets. Leurnaissance seule les mit ensuite en possessiondu tröne; mais ce furent les suffrages pu~blies qui attacherent d’abord ce droit etcette prirogative d leur naissance. En un
(l) Sermon pour le jour de l’Incarnation.Censeur. tome ii. $