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G. Penn au legislateur de Sparte, « M. Penn,» dil-il, est un veritable Lycurgue; et, quoi-)) que le premier ait eu la paix pour objet,y> comme l’autre a eu la guerre , ils se res-» semblent dans Ja voie singuliere ou ils onty> mis leur peuple, dans l’ascendant qu’ils» ont eu sur des liommes Jibres, dans lesj) prejuges qu’ils ont vaincus, dans les pas-y> sions qu’ils ont soumises. » Esprit deslois, Uv. 4, chap, 6.
C’est ainsi qu’en prenant des poinls vaguesde comparaison , on fait des paralleles plusingenieux que solides. Si G. Penn a eu Japaix pour objet comme Lycurgue a eu laguerre , il faut en conclure que le premieretait un visionnaire, et que le Lacedemonienavait des vues profondes et connaissait bienla nalure Immaine. Ouyrez l’histoire dumonde , ce vaste recueil des crimes et desl'olies des liommes, et voyez si un pays'peutelre gouverne de rnaniere ä jouir d’une paixpcrpeluelle. Oui, s’il arrivait dans ce siedede lumieres qu’un nouveau Colomb decou-vrit un nouveau monde, dont les habilansfussent guides par les principes de la morale