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qn’avec une extreme rneliance. QnancI nosministres auraient l’ame assez elevee poursoufFrir qn’on leur dit publiquement des ve-ntes peu agreables , et quand MM. ies cen-seurs seraierit assez independans pour le per-mettre, le public , qui ne saurait. a quoi s’entenir a cet egard , s’abandonnerait a sa de-liance naturelle ; il croirait que nous n’avonspas dit lout ce qui estj il craindrait peut-elreque nous eussions dit ce qui n’est pas, et leCenseur finirait par etre prevenu , dans lemonde , d’etre un ouvrage ecril sous l’iri-fluence du minislere.
D’ailleurs, Messieurs, esl-il bien sür qu’ennous soumettant ä l’approbation de la cen-sure, il nous serait toujours permis de publierla verite, et la defiance de nos lecteurs serait-elle veritablement denuee de londemeiit ?Quoique nous n’ayions pas eu avec eile delongues relations, nous avons pu juger cotn-bien eile elait sensible aux traitsdiriges contrees ministres , et avec quelle active et lendreollicimde eile effacait tont ce qui pouvaitblesser l’ämour-propre si irritable de nosexcellences. De deux ou Lrois livraisons qui
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