sagement sans elre place sous votre surveil^Jance, et notre liberte deviendra nn nou-veau garanl de notre moderation.il n’est p«simpossible que notre ton conlraste souventavec la violence des ecrils publies dans l’in-teret du minislere etaveesonapprobalion; etpeut-etre aura-l-on a rougir plus d’une foisde la reserve et de la moderation de notrelangage.
Ce n’est donc point, Messieurs , pour abu-ser de la liberte de la presse que nous noussommes soustraits ä votre juridiction ; c’estparce que la nature de notre travail ne nouspermetlait pas de nous y soumettre \ c’est quele titre seul de notre ouvrage repoussaittouteidee de censure prealable , et qu’il eut etesouverainement absurde qu’un ecrit, dontl’objet principal est de relever les erreurs etles actes arbilraires des ministres, ne parutqu’avec l’approbalion de leurs agens. On nepeut point se le dissimilier, la verile est unemonnaie qui souvent perd beaucoup de savalenr en passant par les mains de la censure ;et il est tel cas oü, en sorlant de son creuset,eile ne peut elre recue dans la circulalion