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pas süffisante pour assurer une longue paix äl’Europe , puisque son successenr pourraitavoir les niemes passions que lui. II ne lesaurait pas sans doule, s’il nous elail imposepar les haules puissances ; mais, dans ce cas ,il ne reslerail pas long-temps sur le irone. Lemoyen employe par les princes coalises nedoit donc pas les conduire ä leur but. Com-meut ont-llspu s’imaginer, d’ailleürs,qu’unepaix fondee sur une guerre d’exlerminationserait durable, lorsque le bon sens et i’expe-lience demontrent que la paix ne peut pasexisler lä oü la bonne harmonie entre lespeuples est detruite ?
Que faudrait-il donc faire pour empecherque le repos de l’Europe ne fut trouble ? 11faudrait que les peuples missent leursgouver-rnens dans 1’impossibilite de faire la guerreconlre leur volonte. II est aujoud’hui con-x'enu, entre les princes du continent^ quelegouvernement francais est celui qui inspirele plus de craintesä tous les autres. Pour dis-siper ces craintes , ils veulent que la Franceleur donne des garanlies : or, ces garanties ypour etre stables , ne peuvent-etre que des