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sorte un agent du pouvoir executif; sup~posez, par exemple, qu’il adle se metlre äla leie des armees 5 il esl evident que, desce inomeni, la constilulion est renversee,ei qu’il n’existe pour les ciloyens ni süreleni liberte, puisque le priuce, qui est invio-lable et qui agil sans l’intermediaire du ini-nistre sur lequel la loi fait peser la rcspon-sabilite, peut impunement attenter a tousleurs droits.
Dans une teile position, ieprince est pourainsi dire bors de l’erupire des lois; il peutopprimer les citoyens, renverser la consti-lulion, detruire les armees par ses extrava-gances, et livrer l’Eiata desartnees ennemies,sans qu’il soit possible de trouver quebju’unsur lequel 011 puisse faire peser la responsa-bilite. Et, en effet, s’il se conmiet des actesattentaloires ä la liberte des ciloyens ou a lasurete de l’Etat, de qui se plaindra-l-on ?Du ministre ? Non , car il dirait avec raisonqu’il est inslitue pour recevoir des ordres duprince, et non pas pour lui en donner. Seplaindra-t-on du prince qui aura fait mou-voir les armees ? Il dira qu’il est inviolalde,