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Ainsi, non-seulemenl les citoyens pou-vaieut etre traduiis devant, des commissioriscju’on decorait du doih de tiilmuaux ; iispouvaient meine elre arreles et detenus arbi-triirement pendant un temps indeüni (:t).
predicoteurs et de journalistes pour diriger l’opinionpublique , et qui cependant craint, d’etre renversepar quelques particuliers qui n’ont pour toutearme que le raisonnement , et qui seraient se-verement pnnis s’ils se permettaient la moindreinjure , la moindre calomnie ou la moindre provo-cation ! II faut penser qu’un tel gouvernement estdiametralement oppose et a l’interet public et kl’opinion de tous les citoyens. Tel etait cependant legouvernement du tyran Bonaparte , qui craignitd’etre renverse par un volume du Censeur , et quin’etit rien de plus presse que le faire saisir apresavoir proclame la liberte de la presse.
(1) On parle nujourd’hui de retablir les cours pre-vdtales ; mais ebaeun sent l’immense superiorite quedoivent avoir ces cours , sur des tribunaux dont lesjuges etaient alnovibles. D’ailleurs les gendarmes ,par lesquels nous serons juges, en cas d’accusation ,(itant pris, en grande partie , parmi les volontairesroyaux j et avant di^ faire preuve de lapu.rete et de larcctitude de leurs opinions , suivant une ordonnancedu inois dernier, les mechans et les factieux incorri-ibles auront seuls ä redouter leur impartiale justice.