nousrecevons une nouvelle invitation de pas-ser au miuistere de la police. Nous sommesinlroduits dans le cabinet du minislre quenous trouvons seid, et qui nous engage kfaire un tour de jardin. Voici en substancela conversalion qui s’elablit entre nous.
Le ministre. "Vous avez, Messieurs,rendude grands Services k la France, et vous pou-vez lui en rendre encore dansun momenl oiiil s’agit d’assurer le iriomphe du liers-etatcontre les priviligiss. Mais l’empereur neveut pas faire com me le dernier gouverne-ment; celui-ci ne se plaisait qu’a avilir leshommes qui defendaient les idees liberales;l’empereur, au contraire, ne veut que lesrecompenser. II m’a charge de vous de-mander ce qui pourrail vous convenir.
Comte. Monseigneur , nous sommes fortsensibles aus marques de bienveillance quevous voulez bien nous donner. Si l’empereurveut faire quelque cbose pournous, qu’ilnousconduise au but que nous avons voulu altein-dre; qu’il nous donne un bon gouvernement,et qu’il rende la France libre et beureuse: