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2 (1861)
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REISEBILDER.

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du fauteuil sur lequel jétais assis; je mimaginai êtrele vieux général, qui la veille avait raconté la batailledIéna et devait le lendemain compléter son récit, et jedis: Après la bataille dIéna, ma chère amie, toutes lesforteresses prussiennes se rendirent dans lespace dequelques semaines, presque sans coup férir, Magde-bourg se rendit la première, cétait la place la plus forte :elle était armée de trois cents canons. Cela ne fut-il pashonteux?

Laurence ne me laissa pas continuer : les idées noiresavaient cessé dassombrir sa belle figure. Elle rit commeun enfant et sécria : « Oh ! oui, cela est honteux, plusque honteux ! Si jétais une forteresse et que jeusse troiscents canons, je ne me rendrais jamais ! »

Comme mademoiselle Laurence nétait pas une forte-resse et quelle navait pas trois cents canons...

À ces mots, Maximilien interrompit sa narration, etaprès une courte pause, dit à demi-voix: Maria,dormez-vous?

Je dors, répondit Maria.

Tant mieux, reprit Maximilien avec un sourire; jenai donc point à craindre de vous ennuyer, en décri-vant un peu minutieusement comme le font les roman-ciers du jour, tous les meubles de la chambre je metrouvais.

Dites ce que vous voudrez, cher ami ! je dors.

Cétait en effet un lit magnifique. Les pieds, commeceux de tous les lits de lempire, consistaient en caria-