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2 (1861)
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369
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RI.ISEB1LDER.

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larmes, et tremblant et frissonnant, mavoua que lafemme noire à la grosse caisse qui se donnait pour samère, lui avait un jdlir déclaré que le bruit qui couraitsur sa naissance, nétait pas un conte fait à plaisir.« Dans la ville nous demeurions, dit Laurence, onmappelait en effet lenfant de mort ! Les vieilles fdeusesprétendaient que jétais la fdle dun comte du pays quimaltraita toujours sa femme, et quand elle fut morte,la fit magnifiquement enterrer; mais que la femme étaitalors dans un état de grossesse avancée et navait étéfrappée que dune mort apparente; que des voleurs decimetière, ayant ouvert son tombeau pour dépouiller lecorps de ses riches ornements, avaient trouvé la com-tesse vivante et en mal denfant; et comme elle étaitmorte réellement pendant laccouchement, ils lavaientfroidement remise dans son tombeau, en enlevant l'en-fant qui fut élevé par leur recéleuse, la maîtresse dugrand ventriloque. Ce pauvre enfant, enseveli avantdêtre, on lappela partout, depuis, lenfant demort!... Hélas! vous ne comprenez pas quelle douleurjéprouvais dès mon plus jeune âge, quand on me don-nait ce nom. Quand le grand ventriloque vivait et quilétait mécontent de moi, ce qui n était pas rare, ilsécriait toujours : Maudit enfant de mort, je voudraisne tavoir jamais déterré de ton cimetière! Comme ilétait fort habile ventriloque, il modifiait sa voix de tellefaçon, quon ne pouvait sempêcher de croire qu ellesortait de terre, et il me persuadait alors que cétait ma