Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
368
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Oh! ne le maudissez plus, dis-je en arrêtant lex-pression de son dépit; il est mort, je lai vu mourir.

Est-elle réellement morte, la vilaine bête? sécriaLaurence en sautant dune joie qui la couvrit derougeur.

Et le nain est mort aussi ! ajoutai-je.

M. Turlututu? sécria-t-elle encore avec joie. Maiscette joie seffaça bientôt, et fit place à lair doux et tristedont elle dit : Pauvre Turlututu !

Gomme je ne lui cachai pas quà son heure dernièrele nain sétait plaint delle avec amertume, elle fut saisiedune vive agitation, et massura avec de nombreuxserments quelle avait voulu pourvoir largement à lave-nir du nain ; quelle lui avait offert une pension sil vou-lait vivre tranquillement et avec discrétion en province. Mais ambitieux comme il était, coutiuna Laurence,il demandait à rester à Paris, à habiter mon hôtel ; ilpensait pouvoir renouer par mon intermédiaire ses an-ciennes relations dans le faubourg Saint-Germain, etrecouvrer dans la société sa brillante position dautre-fois. Quand je le refusai nettement, il me fit dire quejétais un spectre maudit, un vampire, un enfant demort...

Laurence sarrêta soudain, tremblant de tout soncorps, et dit enfin avec un profond soupir: v Hélas!plût à Dieu quils meussent laissée dans le tombeauauprès de ma mère ! » Comme je la pressai de mexpli-quer ces mystérieuses paroles, elle versa un torrent de