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2 (1861)
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367
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RE1SEBILDER.

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Jamais mariée! mécriai-je. Je lai pourtant vuede mes propres yeux, à Londres, en grand deuil de sonmari.

Oh ! répondit Laurence, elle sest toujours vêtuede noir pendant douze ans, pour intéresser les gens enqualité de veuve malheureuse, peut-être aussi pourallécher quelque imbécile amateur de mariage : elleespérait entrer sous pavillon noir plus promptementdans le port de lhymen. Mais ce fut la mort seule quieut pitié delle, et elle finit par une hémorrhagie. Je nelai jamais aimée, car elle me donnait toujours beau-coup de coups et peu à manger. Je serais morte defaim, si M. Turlututu ne meût passé maintes fois encachette un petit morceau de pain ; mais le nain deman-dait en retour que je lépousasse, et comme ses espé-rances échouèrent, il se ligua avec ma mère, je dis mamère par habitude, et tous les deux me tourmentèrenten commun. Ils disaient toujours que jétais une créa-ture inutile, que le chien savant avait mille fois plus demérite que moi, avec ma danse détestable; et ils louaientalors le chien à mes dépens, lélevaient jusquaux nues,le caressaient, le nourrissaient de gâteaux dont ils mejetaient les miettes. Le chien, disaient-ils, était leur vé-ritable soutien : cétait lui qui charmait le public, lesspectateurs ne sintéressaient pas à moi le moins dumonde, le chien était obligé de me nourrir de son tra-vail, je mangeais laumône que me faisait le chien... Lemaudit chien !

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