RE1SEBILDER.
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— Jamais mariée! m’écriai-je. Je l’ai pourtant vuede mes propres yeux, à Londres, en grand deuil de sonmari.
— Oh ! répondit Laurence, elle s’est toujours vêtuede noir pendant douze ans, pour intéresser les gens enqualité de veuve malheureuse, peut-être aussi pourallécher quelque imbécile amateur de mariage : elleespérait entrer sous pavillon noir plus promptementdans le port de l’hymen. Mais ce fut la mort seule quieut pitié d’elle, et elle finit par une hémorrhagie. Je nel’ai jamais aimée, car elle me donnait toujours beau-coup de coups et peu à manger. Je serais morte defaim, si M. Turlututu ne m’eût passé maintes fois encachette un petit morceau de pain ; mais le nain deman-dait en retour que je l’épousasse, et comme ses espé-rances échouèrent, il se ligua avec ma mère, je dis mamère par habitude, et tous les deux me tourmentèrenten commun. Ils disaient toujours que j’étais une créa-ture inutile, que le chien savant avait mille fois plus demérite que moi, avec ma danse détestable; et ils louaientalors le chien à mes dépens, l’élevaient jusqu’aux nues,le caressaient, le nourrissaient de gâteaux dont ils mejetaient les miettes. Le chien, disaient-ils, était leur vé-ritable soutien : c’était lui qui charmait le public, lesspectateurs ne s’intéressaient pas à moi le moins dumonde, le chien était obligé de me nourrir de son tra-vail, je mangeais l’aumône que me faisait le chien... Lemaudit chien !
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