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2 (1861)
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ŒUVRES RE HENftt HEINE.

sur ufi Ht de camp, qui se Iëvèretit à la bâte pour poserdevant moi en attitude de géahts. Ils U'étaient en réa-^lité pas aussi grands que le promettait l’emphase deleur affiche. C’étaient deux grands coquins/ vêtus detricot rose, qui portaient d’énormes favoris noirs, peut*être faux, et brandissaient àu-dessuS de leur tête’ desmassues de bois creüx. Quand je demandai après lenain qu’annonçait atissi le tableau de la porte, ils merépondirent qü’on ne le montrait pas depuis un mois, àcause de son état de maladie qui empirait toujours;mais que je pourrais le Voir pourtant si je voulais payerdouble entrée. Avec quel plaisir ne paie-t-on pas donbleentrée pour revoir ün ami ! êt c’était, hélâs ! un amiau lit de mort ! Ce lit de' mort était un berceau d’en-fant, dans lequel était couché le pauvre nain avec softvieux visage jaune et ridé. Une petite fille d’environquatre ans, assise près de lui,- balançait avec son pied leberceau, et chantait en ricanant ;

Dors, Turlntutu! dorsl

Quand le petit être m’aperçût, il ouvrit, aussi grandsque possible, ses yeûx éteints et vitreux, et ùn souriredouloureux grimaça sur ses lèvres pâlies. U sembla mereconnaître, me tehdit sa petifé main desséchée, et dftd une voix éteinte : — Mon Vieil ami !

C'était, en effet, une situation affligeante que collé' oùje trouvai l’homme qui, dès sa huitième année, avait eu