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2 (1861)
Entstehung
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359
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RHISEBI LUE R,

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vieux monsieur sérieux, d’une haute stature militaire,vint a elle, et lui annonça que sa voiture était là. Selevant lentement de son siège, elle s’appuya sur le brasde cet homme , et, sans jeter en arrière un seul regardsur moi, elle sortit avec lui de l’appartement.

J’allai trouver la maîtresse de la maison, qui s’étaittenue tout le soir à l’entrée du premier salon, et y pré-sentait son sourire aux entrants et aux sortants. Quandje lui demandai le nom de la jeune dame qui venait desortir avec le vieux monsieur, elle partit d’un aimablerire et s’écria : — Mon Dieu ! qui peut connaître tout lemonde? je la connais aussi peu que... Elle s’arrêta; carelle voulait dire sans doute aussi peu que moi, qu’ellevoyait ce soir-là pour la première fois. — Peut-être, luidis-je alors, monsieur votre mari pourra-t-il me donnerdes éclaircissements : où le trouverai-je?

— À la chasse, à Saint-Germain, répondit-elle en riantplus fort : il est parti ce matin, et ne reviendra que de-main soir... Mais attendez, je connais quelqu’un qui abeaucoup parlé avec cette dame : je ne sais pas sonnom; mais vous le trouverez facilement en demandantle jeune homme auquel le premier ministre a donné uncoup de pied je ne sais plus où.

Tout difficile qu’il soit de reconnaître un homme aucoup de pied que lui a donné un premier ministre, j’euspourtant bientôt découvert le personnage, et je lui de-mandai quelques éclaircissements sur la singulière créa-ture qui m’intéressait, et que je sus lui désigner assez clai-