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2 (1861)
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353
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RElSEBILDEIl.

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Cette remarque n’a rien, certainement rien de mal-veillant pour les femmes françaises, et moins encorepour les Parisiennes. Je suis au contraire leur adorateurle plus déclaré, et je les adore plus à cause de leursdéfauts qu’à cause de leurs vertus. Je ne connais riende mieux trouvé que cette légende qui fait venir aumonde les Parisiennes avec toutes sortes de défauts, etsuppose alors une bonne fée qui prend pitié d’elles etattache à chacun de ces défauts une séduction nouvelle.Cette fée bienfaisante est la Grâce. Les Parisiennes sont-elles belles ? Qui peut le savoir? Qui peut pénétrer toutesles roueries de la toilette, distinguer le vrai dans ce quele tulle trahit, ou le faux dans ce dont la soie ballonnéefait parade? L’œil parvient-il à percer l’écorce, va-t-onpénétrer jusqu’au fruit, elles s’enveloppent aussitôt dansune écorce nouvelle, puis dans une autre, et c’est àl’aide de cet incessant changement de modes qu’ellesdéfient l’œil de l’homme. Leurs figures sont-elles belles?Il serait encore difficile d’arriver ici à la vérité. Commetous ses traits sont dans un mouvement perpétuel, laParisienne a mille visages, chacun plus riant, plus spi-rituel, plus avenant que l’autre, et elle embarrasse fortcelui qui voudrait faire un choix dans ces visages ou de-viner le véritable. Ont-elles les yeux grands? Qui lesait! Nous ne regardons pas au calibre des canonsquand le boulet nous emporte la tête. D ailleurs, quandces yeux ne frappent pas, ils éblouissent au moins parleur feu, et l’on se trouve fort heureux d’être hors de