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2 (1861)
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349
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RKISEBILDER.

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naires romantiques ne turent-ils pas fort contents, et ilsannoncèrent une nouvelle pièce où coulerait plus desang, où le bourreau aurait plus à faire.

Paris me réjouit fort par la gaieté qui s’y fait jour àpropos de tout, et exerce son influence même sur lesesprits les plus assombris. Chose étrange ! Paris est lethéâtre où l’on exécute les plus grandes tragédies del’histoire universelle, tragédies dont le souvenir seul faittrembler les cœurs et mouiller les yeux, dans les paysles plus éloignés; mais le spectateur de ces grandes tra-gédies éprouve à Paris ce qui m’arriva une fois à laPorte-Saint-Martin où je vis représenter la Tour deNesle d’Alexandre Dumas. J’étais assis derrière unedame qui portait un chapeau de gaz rose: ce chapeauétait si large, qu’il s’interposait complètement entremoi et le théâtre, dont je ne pus voir les horreurs qu’àtravers cette gaze rose, de sorte que toutes les lamen-tables scènes de la Tour de Nesle m’apparurent sous lacouleur la plus riante. Oui, il y a à Paris une teinte rosequi égaie, pour le spectateur immédiat, toutes les tra-gédies, atin que la jouissance de la vie n’en soit pastroublée. Les idées noires qu’on apporte dans sonpropre cœur à Paris, y perdent leur caractère d’angoisseinquiétante. Nos chagrins s’y adoucissent d’une façonremarquable. Dans cet air de Paris, toutes les blessuresguérissent plus vite qu’en tout autre lieu. 11 y a danscet air quelque chose d’aussi généreux, d’aussi compa-tissant, d’aussi doux que dans le peuple même.

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il.