REISEB1LDER.
339
2° Un nain qui portait, comme un marquis françaisde l’ancien régime, un habit brodé, une grande tète pou-drée, mais dont les membres étaient minces et duets. Iljouait du triangle en sautillant çà et là.
3° Une jeune tille d environ quinze ans qui portaitune jaquette courte et étroite en soie rayée bleue et unlarge pantalon rayé de même couleur. C’était une créa-ture d’une forme aérienne et foute gracieuse. Sa figureavait la beauté grecque. Nez noble et droit; lèvres fine-ment découpées; menton fuyant et arrondi; teint chau-dement olivâtre; cheveux d’un noir éclatant, relevésautour des tempes: elle restait là droite, svelte et sé-rieuse , même un peu maussade, et regardait le qua-trième personnage de la société qui faisait parade deson esprit.
Cette quatrième personne était un chien savant, ca-niche plein d’avenir, qui venait, à la très-grande joie dupublic, anglais, d’assembler, avec les caractères de boisqu’on lui avait présentés, le nom de lord Wellington,en y ajoutant de la même façon la flatteuse épithète degrand héros. Comme le chien, à en juger par son airspirituel, ne pouvait être une bête anglaise, mais qu’ilétait venu de France ainsi que les trois autres per-sonnes , les fils d’Albion se réjouissaient fort de voir lesmérites de leur grand capitaine reconnus au moins parles chiens français, reconnaissance à laquelle les autrescréatures de France refusaient outrageusement de seprêter.