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2 (1861)
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REISElil LDEH.

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Je suis pressé, dit le médecin en mettant ses gantsnoirs. Recouchez-vous tranquillement, signora, et nebougez que le moins possible.

Accompagné de la noire Deborah qui léclairait, ilquitta la chambre. Quand les deux amis furent seuls,ils se regardèrent longtemps en silence. Dans leur âmeparlaient des pensées que chacun deux voulait cacher àlautre. Mais la femme saisit soudain la main de lhommeet la couvrit de baisers brûlants.

Pour lamour de Dieu, dit Maximilien, ne vousagitez pas ainsi, et recouchez-vous paisiblement sur lesofa.

Quand Maria eut obéi, il lui couvrit très-soigneuse-ment les pieds avec le châle quil avait auparavanttouché de ses lèvres. Elle lavait sans doute remarqué,car ses yeux clignotèrent comme ferait un enfantheureux.

Mademoiselle Laurence était-elle très-belle?

Si vous voulez ne pas minterrompre, chère amie,et me promettre découter tranquillement et en silence,je vous dirai fort en détail ce que vous désirez savoir.

Souriant avec amitié au regard dacquiescement deMaria, Maximilien se mit sur le siège qui était devantle sofa, et commença son récit de la manière sui-vante -

Il y a maintenant neuf ans que je partis pourLondres, dans le but dy étudier la langue et le peuple.Que le ciel confonde les Anglais et leur langue ! Iis se

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II.