REISElil LDEH.
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— Je suis pressé, dit le médecin en mettant ses gantsnoirs. Recouchez-vous tranquillement, signora, et nebougez que le moins possible.
Accompagné de la noire Deborah qui l’éclairait, ilquitta la chambre. Quand les deux amis furent seuls,ils se regardèrent longtemps en silence. Dans leur âmeparlaient des pensées que chacun d’eux voulait cacher àl’autre. Mais la femme saisit soudain la main de l’hommeet la couvrit de baisers brûlants.
— Pour l’amour de Dieu, dit Maximilien, ne vousagitez pas ainsi, et recouchez-vous paisiblement sur lesofa.
Quand Maria eut obéi, il lui couvrit très-soigneuse-ment les pieds avec le châle qu’il avait auparavanttouché de ses lèvres. Elle l’avait sans doute remarqué,car ses yeux clignotèrent comme ferait un enfantheureux.
— Mademoiselle Laurence était-elle très-belle?
— Si vous voulez ne pas m’interrompre, chère amie,et me promettre d’écouter tranquillement et en silence,je vous dirai fort en détail ce que vous désirez savoir.
Souriant avec amitié au regard d’acquiescement deMaria, Maximilien se mit sur le siège qui était devantle sofa, et commença son récit de la manière sui-vante -
— Il y a maintenant neuf ans que je partis pourLondres, dans le but d’y étudier la langue et le peuple.Que le ciel confonde les Anglais et leur langue ! Iis se
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II.