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2 (1861)
Entstehung
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II

Et pourquoi voulez-vous me martyriser encore aveccette horrible médecine, puisque je nen dois pas moinsmourir ?

Cétait Maria qui parlait ainsi au moment Maximi-lien entra dans la chambre. Devant elle était le méde-cin, qui dune main tenait une fiole et de lautre unepetite coupe moussait une liqueur brunâtre dun as-pect repoussant. Mon cher ami, cria-t-il au survenant,votre présence me fait grand plaisir en ce moment. Ob-tenez donc de la signora quelle avale seulement quel-ques gouttes; je suis pressé.

Je vous en prie, Maria ! murmura Maximilien, decette voix tendre qui semblait partir dun cœur si brisé,que la malade, singulièrement émue, oubliant presquesa propre souffrance, prit la coupe. Mais avant de laporter à ses lèvres,, elle lui dit en souriant :

Pour me récompenser, vous allez me raconterlhistoire de Laurence, nest-ce pas?

Il sera fait selon vos désirs, signora.

La pâle malade, moitié souriant, moitié frissonnant,but aussitôt le contenu de la coupe.

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