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semble. Ses calembours involontaires n’étaient souventque d’une nature amusante , et rappelaient le châteaude son compatriote, le prince de Pallagonie que Goethe,dans son voyage d’Italie, représente connue un muséed’extravagances baroques et de monstruosités entasséessans raison. Comme en semblable occasion Bellinicroyait toujours avoir dit une chose tout innocente ettoute sérieuse, sa figure formait avec ses paroles le con-traste le plus bouffon. Ce qui pouvait me déplaire dansses traits ressortait alors avec d’autant plus de force ;mais ce qui me déplaisait n’était pas précisément cequ’on pourrait appeler un défaut, du moins cet effetn’était-il pas ressenti au même degré par les femmes.La figure de Bellini, comme toute sa personne, avaitcette fraîcheur physique, cette fleur de carnation, cettecouleur rose qui me fait une impression désagréable, àmoi qui préfère la couleur de mort ou de marbre. Cene fut que plus tard, après des relations plus fréquentes,que je ressentis pour lui un penchant réel. Cela vintsurtout quand j’eus remarqué qye son caractère étaittout à fait bon et noble. Son âme est certainement res-tée sans souillure, au milieu des indignes contacts de lavie. Il n’était pas non plus dépourvu de cette bonhomienaïve et enfantine qu’on est toujours sûr de rencontrerchez les hommes de génie, quoiqu’il ne la laissât pasvoir au premier venu.
— Oui, je me souviens, continua Maximilien en s’as-seyant sur le siège au dossier duquel il s’était appuyé jus-