REISEBILDER.
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Celui qui sait lire, peut lire alors sur ces belles figuresbien (les choses douces et intéressantes, des histoiresaussi attachantes que les nouvelles de Boccace, aussitendres que les sonnets de Pétrarque, aussi folles queles octaves de l’Arioste, quelquefois aussi des trahisonsaffreuses, et une méchanceté sublime, aussi poétiqueque l’enfer de Dante. A certains passages de Rossini,c’est plaisir de regarder les loges. Si du moins leshommes prenaient garde pendant ce temps d’exprimerleur enthousiasme par un vacarme moins horrible ! Cetextravagant tapage des théâtres italiens m’est souventinsupportable. Mais la musique est pour ces hommesl’âme, la vie, la nationalité. Il y a sans doute en d’au-tres pays des musiciens qui jouissent d’une réputationégale à celle des grands noms italiens, mais non unpeuple musical. La musique est représentée en Italie,non par des individus, mais par la population entièrechez qui elle se manifeste : ici, la musique s’est faitepeuple. Chez nous autres gens du Nord, c’est toutautre chose, la musique se borne à se faire homme,et s’appelle Mozart. Encore, quand on examinede près les chefs-d’œuvre de ce génie septentrio-nal, y retrouve-t-on le soleil de l’Italie et le parfumde ses orangers, et il appartient bien moins à notreAllemagne qu’à la belle Italie, patrie de la musique.Oui, l’Italie est toujours la patrie de la musique, encoreque ses grands maîtres descendent dans la tombe .ou