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2 (1861)
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307
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HK1SEBILDKR.

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Vous ne vous trompez point, Maria, jy vais réelle-ment pour contempler les ligures des belles Italiennes.En vérité, elles sont déjà assez belles hors du théâtre,et un physionomiste pourrait très-facilement démontrer,par lidéal de leurs traits, linfluence des beaux-arts surles formes corporelles du peuple italien. La nature arepris ici aux artistes le capital quelle leur avait jadisprêté, et voyez comme elle fait rendre à ce capital lesintérêts les plus agréables! La nature, après avoirfourni jadis des modèles aux artistes, copie aujourdhui,à son tour, les chefs-dœuvre auxquels ces modèles ontservi. Le sentiment du beau a pénétré le peuple entier,et de même que la chair agit autrefois sur lesprit, au-jourd'hui lesprit réagit sur la chair. Cest un culte quinest pas stérile que cette dévotion aux belles madones,aux beaux tableaux dautel, qui simpriment dans lâmedu fiancé, pendant que la fiancée porte dévotement aufond du cœur limage dun beau saint. Ces affinitésélectives ont créé ici une race encore plus belle que ladouce terre sur laquelle elle fleurit et que le ciel lumi-neux qui les entoure de ses rayons comme dun cadredoré. Les hommes ne mintéressent jamais beaucoup,quand ils ne sont ni peints ni sculptés, et je vous laisse,.Maria, tout lenthousiasme que vous voudrez pour cesbeaux et souples Italiens, qui ont des favoris noir-brigand, de grands nez nobles et des yeux si doucementcirconspects. On dit que les hommes de Lombardiesont les plus beaux. Je nai jamais fait de recherches à