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2 (1861)
Entstehung
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305
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rêisebilder. 305

et contre lesquelles nous nous salissons assez souvent.Oui, cétait en songe que je la voyais, cette charmantecréature qui ma rendu le plus heureux des hommes. Jaipeu de choses à dire sur son extérieur. Je ne suis pointa même de détailler les traits de son visage; cétait unefigure que je navais jamais vue auparavant et que jenai jamais revue dans la vie. Je me rappelle seulementquelle nétait point blanche ni rose, mais dune seulecouleur, dune blancheur jaunâtre, et transparentecomme lambre. Le charme de cette figure ne résidait,ni dans une parfaite régularité de traits, ni dans uneintéressante mobilité. Ce qui la distinguait, était un ca-ractère de sincérité séduisante, ravissante, presqueeffrayante; cétait une figure pleine damour conscien-cieux et de sainte bonté; cétait plutôt une âme quunefigure : cest pourquoi je ne pus jamais la fixer complè-tement dans mon souvenir. Les yeux étaient douxcomme des fleurs, les lèvres un peu blafardes, mais decourbe gracieuse; elle portait un peignoir de soie cou-leur barbeau; cétait tout son vêtement. Ses piedset son cou étaient nus, et à travers ce voile souple etfin se trahissait quelquefois, comme à la dérobée, lasvelte délicatesse des membres. Quant aux discours quenous tenions ensemble, je ne suis guère plus en état deles reproduire; je sais seulement que nous nous fian-çâmes, et que nos caresses étaient sereines et heu-reuses, ingénues et intimes comme celles de fiances,des caresses presque fraternelles. Il arriva même sou-