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2 (1861)
Entstehung
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HEISEBILDF.K.

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ziana, bibliothèque des Médicis, jentrai, je ne sais com-ment, dans la chapelle cette race, la plus fastueusede lItalie, sest fait tailler de pierres précieuses lacouche elle sommeille tranquillement. Jy demeuraiune heure entière, perdu dans la contemplation dunefemme de marbre dont lénergique structure témoignedune force audacieuse, tandis que la figure paraît flottercomme dans une douceur éthérée quon na pas cou-tume de chercher dans les œuvres du même sculpteur.Dans ce marbre est enfermé lempire entier des songesavec ses enchantements silencieux; un calme tendre etdélicat repose dans ces beaux membres, un clair delune assoupissant semble couler dans ses veines...Cest la Nuit de Michel-Ange Buonarotti. Oh ! que jevoudrais dormir du sommeil éternel dans les bras decette Nuit!...

Les femmes peintes, continua Maximilien après unepause, mont toujours moins vivement intéressé que lanature de marbre. Une fois seulement je devins amou-reux dun tableau. Cétait une admirable madone, dontjavais fait la connaissance dans une église à Colognesur le Rhin. Je devins alors un visiteur déglise fortassidu, et mon âme senfonça dans le mysticisme de lafoi catholique. A cette époque, jaurais volontiers,comme certain chevalier espagnol, soutenu tous lesjours un combat mortel en lhonneur de limmaculéeconception de Marie, reine des anges, la plus belledame du ciel et de la terre. Je devins froid à 1 égard de