Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
284
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autant de preux de la vieille chevalerie féodale, oumême des héros de la table ronde du roi Arthur. Plusinsupportables encore étaient les malicieuses et triom-phantes œillades de nos cafards qui savaient cachersous le capuchon leurs longues oreilles, si habilement,que nous devions nous attendre aux tours les plus raf-finés. On ne pouvait prévoir que les nobles chevalierslanceraient leurs traits avec une si pitoyable mala-dresse , la plupart dune façon lâche, ou du moins enarrière, comme des Baschkirs en fuite. On pouvait aussipeu se douter que lastuce de nos cafards tourneraitainsi à leur honte... Hélas! cest presque pitié devoircomme ils perdent leur meilleur poison, car, dans leurrage, ils nous jettent larsenic en blocs sur la tête, au lieude le répandre par drachmes et avec douceur dansnotre soupe. Cest pitié de les voir retourner les vieuxlanges de nos maillots pour y déterrer lordure, etmême exhumer les cadavres des pères de leurs enne-mis pour voir si par hasard ils nauraient pas été cir-concis... Oh! les sots, qui se réjouissent davoir dé-couvert que le lion appartient à la race féline, à la gentedu chat, et qui tembourineront cette grande décou-verte dhistoire naturelle si longtemps quà la fin legrand chat se fâchera et leur prouvera par ses onglesson ex ungue leonern ! Oh ! les pauvres obscurants quine verront clair que lorsquils seront suspendus à la lan-terne ! Il faudrait pour les chanter dignement, ces cagotsimbéciles, que ma lyre fût montée avec du hoyau dâne !