REISEBILDER.
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tion, partisan du principe monarchique. Je ne hais pointle trône, mais je hais ces insectes de vieille naissancequi ont fait leurs nids dans les crevasses de la chaisecouverte de velours rouge. Je ne hais point l’autel, maisje hais les serpents qui se cachent sous ses vénérablesruines, reptiles rusés qui savent sourire comme desfleurs innocentes, pendant qu’ils lancent secrètementleur poison dans le calice de la vie : leurs tendres parole irappellent le vieux vers :
Met in ore, verba lactis,
Fel in corde, fraus in factis.
C’est par cela même que je suis ami de l’État et de lareligion, que je hais ce monstre qu’on nomme religiond’État, créature dérisoire, née du concubinage du pou-voir temporel et de la puissance spirituelle, muletengendré par le coursier de l’antechrist et par l’ânessedu Sauveur. Sans les religions d’État, ces privilèges d’undogme et d’un culte, l’Allemagne'serait une et forte, etses fils seraient grands et libres. Mais notre patrie estdéchirée par les dissidences religieuses, le peuple estdivisé en partis de religions ennemies : des sujets pro-testants se querellent avec leurs princes catholiques, descatholiques avec leurs princes protestants. Ce n’est par-tout que soupçon à l’égard d’un crypto-catholicisme oitd’un crypto-protestantisme, partout accusation d’hérésie,espionnage d'opinions, piétisme, mysticisme, délations