J’ai parlé, dans le chapitre précédent, des religionspositives, seulement en tant qu’elles se formulent enéglises, et sont en outre spécialement privilégiées parl’État, sous le nom de religions d’État. Mais il y a, cherlecteur, une certaine dialectique dévote, qui te démon-trera de la manière la plus rigoureuse que l’adversaired’une semblable religion d’État est aussi ennemi de lareligion et de l’État, ennemi de Dieu et du roi, ou, pourparler suivant la formule consacrée, ennemi de l’autelet du trône. Mais je te dis, moi, que c’est un ménsonge.J’honore l’idée sainte de chaque religion, et me sou-mets aux exigences de l’État. Encore que je n’aie pas devénération particulière pour l’anthropomorphisme ju-daïco-chrétien, je crois pourtant à la toute puissance deDieu; et quand les rois sont assez fous pour résister àl’esprit du peuple, ou assez petits pour chagriner sesorganes par des intrigues et par des persécutions, jedemeure cependant, par suite de ma profonde eonvic-
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