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2 (1861)
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244
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214 ŒUVRES DE HENRI HEINE.

effroyable dilemme ! Cest pour cela qu'il baisse si tris-tement la tête. Et ils ont encore orné cette tête duneauréole qui ne ressemble pas mal à des cornes rayon-nantes. Que le sort de ce pauvre conducteur dâne metouche! Jamais, jusquà ce jour, je ne métais sentieaussi émue dans une église.

Pourtant, les vieilles fresques que laissaient voir surles murs les ouvertures du drap rouge eurent, jusquàun certain point, par leur sérieux intime, le pouvoir deréduire au silence la moquerie britannique. Il y avaitdes figures de ces temps héroïques de Lucques dont ilest question si souvent dans les ouvrages de Machiavel,le Salluste romantique, et dont lesprit sexhale avectant de feu des chants du Dante, lHomère du catholi-cisme. Les sentiments rigides et les pensées barbaresdu moyen âge parlent haut sur ces physionomies, en-core quon sente flotter sur plus dune bouche muettede jeune homme le riant aveu que toutes les roses nefurent pas alors de pierre, ni toutes voilées de crêpe.Les paupières dévotement baissées de mainte madonede ce temps laissent échapper de même un clignementamoureux, aussi fripon que celui quon découvre dansles yeux dune sainte de nos jours. Mais cest, dans tousles cas, un esprit élevé qui nous plaît dans ces vieuxtableaux florentins ; cest le vrai caractère héroïque quenous reconnaissons aussi dans les statues de marbre desdieux grecs, et qui ne consiste pas, comme nos esthé-thiques le prétendent, dans un calme éternel sans pas-