REISEBILDER.
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ce que pense cé ruffiano. Et cette Marie,- aux pieds delaquelle s’agenouille, avec ses cadeaux d’encens et d’or,la sainte alliance de l’Orient, est-ce quelle ne ressemblepas à la Catalani?
Signora Francesca, qui, ne connaissant pas l’anglais,ne comprit de tout ce babillage que le mot Catalani, sehâta de remarquer que la dame dont notre amie parlaitavait aujourd’hui réellement perdu la plus grande partiede sa renommée. Notre amie ne se laissa pas déranger,et continua à commenter, môme les tableaux de la pas-sion, y compris le crucifiement, morceau capital, dans-lequel on avait représenté, entre autres, trois person-nages sots et inactifs, qui assistaient, fort à leur aise, aumartyre du dieu : milady voulait à toute force que cefussent les commissaires subdélégués d’Autriche, deRussie et de France. Ce fut saint Joseph qui eut à souf-frir le plus. Elle fit les observations les plus folles surune Fuite en Égypte, où Marie, avec le bambin, estassise sur l’âne, pendant que le conducteur, saint Jo-seph, trotte derrière. Milady soutint que le peintre avaitvoulu exprimer une certaine conformité entre ce con-ducteur et le quadrupède. Tous deux, en effet, laissaienttomber les longues oreilles de leurs têtes mélancolique-ment courbées. — Oh ! quel embarras inouï est celuide ce pauvre homme! s’écria Mathilde. S’il croit que lebon Dieu a daigné se faire son collaborateur, il a dequoi se donner au diable; s’il ne le croit pas, il esthérétique, et revient au diable tout de même. Quel