REISEBILDER.
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Dans tous les cas, cet étalage de cierges mç parut unebonne invention, car je pus voir ainsi plus distinctementles figures qui appartiennent au catholicisme. Et je suisbien sur maintenant de les avoir vues, et sous le meil-leur jour.— Eh bien, qu’ai-je vu? D’abord j’y ai re-trouvé partout le cachet clérical; après quoi, toutes cesfigures étaient aussi différentes entre elles que nosfigures à nous autres. L’une était pâle, l’autre rouge;ce nez se dressait fièrement, cet autre s’abaissait ; ici unœil noir étincelant, là un œil gris vitreux... Mais tousces visages portaient les traces de la même maladie,d’une maladie affreuse, incurable, qui sera vraisembla-blement cause que mon petit-neveu, quand il verra,dans une centaine d’années, la procession à Lucques,n’en retrouvera pas un seul. Je crains bien d’être aussi,moi, infecté de cette maladie, et il en résulte que l’at-tendrissement me prend d’une façon tout étrange, quandje regarde une pareille figure de moine malade, et quej'y reconnais les symptômes de ces souffrances qui secachent sous le froc : amour .malheureux, goutte, ambi-tion rentrée, consomption, repentir, hémorrhoïdes,blessures que nous ont faites au cœur l’ingratitude desamis, la calomnie des ennemis, et nos propres fautes,tout cela, et bien autre chose encore qui peut trouversa place sous un froc de bure aussi facilement que sousun habit à la dernière mode. Oh I ce n’est pas une exa-gération, quand le poète s’écrie dans sa douleur: « Lavie est une maladie, le monde entier un hôpital. »