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2 (1861)
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magne et les moines allemands ne sont que de mauvaisescopies, souvent même des parodies du clergé Italien.Une conmaraison entre eux ferait îe même effet que silon mettait auprès des tableaux religieux de lécole ro-maine ou florentine, ces saints grotesques, maigrescomme des sauterelles, qui doivent leur triste existenceau pinceau bourgeois de quelque peintre municipal deNüremberg, ou bien encore à lexcellente simplicité dundisciple sentimental de lécole néo-allemande, chevelueet chrétienne.

Les prêtres, en Italie, ont depuis longtemps transigéavec lopinion publique; le peuple y est accoutumé delongue main à distinguer la dignité sacerdotale de lapersonne indigne, et à respecter celle- alors même quecelle-ci est méprisable. Cest même le contraste queforment nécessairement le devoir idéal et les exigencesde létat ecclésiastique avec les besoins invincibles de lanature sensuelle, cet antique, éternel conflit de lespritet de la matière qui font des prêtres italiens des carac-tères inépuisables pour la verve maligne du peuple, dansles satires, les chansons et les nouvelles. Des faits sem-blables se révèlent à nous partout la condition desprêtres est pareille, par exemple dans lIndostan. Dansles comédies de ce pays de piété immémoriale, ainsique nous lavons vu dans Sakontala, et que nous letrouvons confirmé dans le Vasantasena . cest toujoursun bramine qui fait le rôle comique, pour ainsi dire celuidun graciosu prêtre , sans que cela porte la moindre