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2 (1861)
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ŒUVRES T) K 11EN1U HEINE.

guer, autrement lautre ne pourrait certainement pas lesupporter. Mais, un danger plus grand encore, cV,;quand le malheur guette, avec le poignard et le poison,lhomme sur le chemin de lamour, de sorte que celui-cinest pas sûr de sa vie. Peut-être, monsieur le marquis,est-il réellement bien que cela soit arrivé ainsi; car, peut-être, dans la chaleur de lamour, auriez-vous couru chezvotre belle, et, sur le chemin , se serait trouvé un petitItalien, avec un poignard de six aunes de long, qui vousaurait ( je ne veux pas être un oiseau de mauvais augure)coupé tout simplement les jarrets. Car on ne peut pasici, comme à Hambourg, appeler tout de suite la garde,et il ny a pas de garde de nuit dans les Apennins. Oubien, peut-être encore, continua linexorable consola-teur, sans se laisser déranger le moins du monde par ledésespoir du marquis, peut-être quau moment vousseriez assis bien chaudement chez lady Maxfleld, lebeau-frère, qui serait tout à coup revenu de voyage,vous mettrait un pistolet chargé sur la gorge, et vousferait souscrire une lettre de change de 100,000 marcs.Je ne veux pas être un oiseau de mauvais augure ; maisje suppose que vous soyez un bel homme, que ladyMaxfield soit au désespoir de perdre ce bel homme, etque, jalouse comme le sont les femmes, elle ne veut pasquaprès elle vous fassiez le bonheur dune autre. Quefait-elle? Elle prend un citron ou une orange, vous jettedessus une petite pincée de poudre blanche, et vousdit: Rafraîchis-toi donc, chéri! tu tes échauffé à