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2 (1861)
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191
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REISEBILDER. 191

le calmer; vous navez pas dhomérides. Ne vous livrezpas à la passion...

Non, non,... je veux laller rejoindre!... Dans sesbras !... O nuit, ô nuit!...

Je vous dis, continua Hyacinthe avec une patiencephilosophique, que vous naurez aucun repos dans sesbras, que vous serez obligé de vous lever vingt fois. Nevous livrez pas à la passion ! Plus vous sauterez ainsidans la chambre, plus vous vous incommoderez, et plusle sel de Glauber opérera promptement. Votre passionaide encore la nature. Vous devez supporter comme unhomme ce que le destin a résolu à votre égard. Que celasoit arrivé ainsi, cest peut-être bien, et il est peut-êtrebien que cela soit arrivé ainsi. Lhomme est un être ter-restre, et il ne comprend pas les décrets de la Divinité.Lhomme croit souvent quil va chercher le bonheur, etpeut-être quau milieu du chemin le malheur lattendavec un bâton, et quand un bâton bourgeois tombe surun dos noble, lhomme le sent bien, monsieur lemarquis.

« Malheur à moi, jouet du destin ! » criait toujoursGumpelino en fureur. Mais son valet continuait avec lemême calme :

Lhomme attend souvent une coupe pleine de nec-tar, et on lui donne un breuvage de fagots quon boit avecle dos; et si le nectar est bien doux, les coups de triquenen sont que plus amers. Et encore, est-ce un vrai bon-heur, quand lhomme qui rosse l'autre finit par se fati