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ŒUVRES DI HENRI HEINE,
Nous lûmes dans le billet les mots suivants :
« Dolce Gumpelino ! à la pointe du jour, je suis forcéede partir pour l’Angleterre ; mon beau-frère in’a devan-cée, et m’attend à Florence. Je ne suis pas observéepour le moment ; malheureusement cette liberté ne du-rera que cette seule nuit. Profilons-en; vidons jusqu’àla dernière goutte la coupe de nectar que nous offrel’amour! J’attends... Je tremble...
« Joli a. »
— Malheur à moi, jouet du destin ! criait Gumpelinodéso'é. L’amour veut m’offrir sa coupe de nectar, et,moi, grand Dieu! moi, jouet du destin , j’ai déjà vidé lacoupe de sel de Glauber ! Qui me délivrera de cet affreuxbreuvage? Au secours! au secours!
—Vous secourir n’est plus au pouvoir d’aucun hommeterrestre, dit Hyacinthe avec un soupir.
— Je vous plains de tout mon cœur, lui dis-je avecune semblable compassion. Vider, au lieu d’une coupede nectar, un verre de sel de Glauber ! cela est amer.Au lieu du trône de l’amour, c’est un siège moins glorieuxqui vous attend.
— Doux Jésus ! doux Jésus ! criait toujours le mar-quis, je le sens qui court dans toutes mes veines... 0loyal apothicaire! ta drogue agit promptement... Maisje ne me laisse pas arrêter pour cela : je veux voler verselle, je veux tomber à ses pieds, y répandre mon sang!
— Il ne s’agit pas’ de sang, dit Hyacinthe, essayant de