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2 (1861)
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ŒUVRES DI HENRI HEINE,

Nous lûmes dans le billet les mots suivants :

« Dolce Gumpelino ! à la pointe du jour, je suis forcéede partir pour lAngleterre ; mon beau-frère ina devan-cée, et mattend à Florence. Je ne suis pas observéepour le moment ; malheureusement cette liberté ne du-rera que cette seule nuit. Profilons-en; vidons jusquàla dernière goutte la coupe de nectar que nous offrelamour! Jattends... Je tremble...

« Joli a. »

Malheur à moi, jouet du destin ! criait Gumpelinodéso'é. Lamour veut moffrir sa coupe de nectar, et,moi, grand Dieu! moi, jouet du destin , jai déjà vidé lacoupe de sel de Glauber ! Qui me délivrera de cet affreuxbreuvage? Au secours! au secours!

Vous secourir nest plus au pouvoir daucun hommeterrestre, dit Hyacinthe avec un soupir.

Je vous plains de tout mon cœur, lui dis-je avecune semblable compassion. Vider, au lieu dune coupede nectar, un verre de sel de Glauber ! cela est amer.Au lieu du trône de lamour, cest un siège moins glorieuxqui vous attend.

Doux Jésus ! doux Jésus ! criait toujours le mar-quis, je le sens qui court dans toutes mes veines... 0loyal apothicaire! ta drogue agit promptement... Maisje ne me laisse pas arrêter pour cela : je veux voler verselle, je veux tomber à ses pieds, y répandre mon sang!

Il ne sagit pas de sang, dit Hyacinthe, essayant de