mystérieusement les mains, nous nous marchons surles pieds sous la table, nous nous faisons signe desyeux, et n’avons aucune occasion! Que de fois, je memets, au clair de la lune, sur le balcon, me figurant queje suis moi-même Juliette, et que mon Romeo, ou monGumpelino, m’a donné un rendez-vous, et je déclame,alors, tout à fait comme la Crelinger :
Viens, nuit! Gumpelino, viens! ô jour dans la n>"t!
Car tu reposeras sur les ailes de la nuit;
Comme la froide neige sur le dos d’un corbeau,
Viens, douce, aimable nuit! viens, rends-moi
Mon Romeo, ou bien Gumpelino.
— Mais, hélas! lord Maxfield nous surveille sanscesse, et nous mourons de désir tous les deux! Neverrai-je donc pas le jour où viendra une de ces nuitsoù l’on joue toutes les (leurs d’une fraîche jeunesse, sûrde gagner en perdant ! Ah ! une pareille nuit me feraitplus de plaisir que si j’avais gagné le gros lot à la loteriede Hambourg,
— Quelle extravagance! s’écria Hyacinthe, le groslot de 100,0C0 marcs!
— Ah! oui, plus de plaisir que le gros lot! continuaGumpelino... Si elle me donnait une pareille nuit! Etelle m’en a déjà souvent promis une semblable, et jenie suis déjà dit qu’elle déclamera alors le matin , toutà fait comme la Crelinger :
Veux-tu doDC partir? Le jour est encore éloigné;
C’était le rossignol et non pas l’alouette,